mardi 19 mai @ 18h30 – 20h30
Le verbe « Militer », ses connotations, son sens… Si on en parlait ?
Un mardi par mois, les Halles de la Cartoucherie vous donnent rendez-vous sous forme d’ateliers, de lectures collectives ou de temps d’échange pour explorer, décortiquer, analyser, débattre, se questionner.
Ce mois-ci, on explore la question du militantisme, par le biais d’une lecture collective et partagée du livre Militer : Verbe sale de l’époque de Johan Faerber. Ces ateliers, appelés « arpentage », sont des outils d’éducation populaire : une méthode de lecture collective, qui consiste à se répartir des chapitres ou parties d’un livre puis de les partager au reste du groupe pour nourrir la discussion.
Militer : Verbe sale de l’époque
Johan Faerber
« Ne plus militer, c’est accepter de se taire. » Verbe par excellence de la Révolution française qui en démilitarise l’usage, militer renvoie au combat s’attachant à faire prévaloir une idée, sinon une vision du monde. Si militer apparaît comme le verbe sale de l’époque, c’est qu’il signale la profonde crise démocratique que traverse la France. Employé couramment, il est aujourd’hui rattaché à une forme de radicalité. Accusations de terrorisme intellectuel, tentatives de dissolution de groupements militants : comment en est-on arrivé à une vision aussi négative de l’acte même de militer ? Dans cet essai incisif, à travers divers événements – criminalisation des militants écologistes à Sainte-Soline, disqualification des mouvements qui entendent lutter pour davantage de justice sociale et ontologique, dénigrement du discours de Justine Triet à Cannes, etc. -, Johan Faerber interroge les possibilités et les limites du militantisme social, politique et culturel.
Johan Faerber, enseignant, critique et éditeur, il est également l’un des cofondateurs du magazine culturel en ligne Diacritik, et il dirige à présent la revue culturelle Collateral avec Simona Crippa



