LE PROJET ARCHITECTURAL

Notre approche architecturale
// réparer pour occuper
Les halles que nous investissons ont fêté leurs cent ans cette année.
Ré-habiter ces halles, les halles 121 et 128 de la Cartoucherie de Toulouse, c’est ré-habiter les dernières traces bâties d’une histoire marquante, initiée sous Louis XIV. Ces lieux ont notamment vu émerger les premiers instants du travail des femmes, de ces « munitionnettes » qui, par centaines, œuvraient dans ces lieux pendant la première guerre mondiale. Les espaces gardent en mémoire le fourmillement de la vie qui les emplissait alors, et qui ne demande qu’à accueillir de nouveaux usages.
Travailler sur la réouverture de ces espaces au quartier et à la ville, aux habitants, aux visiteurs, c’est réemployer l’existant, sans l’accabler du statut de ruine, sans le figer dans une rénovation historique, mais en lui proposant un nouveau départ. Nous prenons la suite en nous appuyant sur une épaisseur historique, avec respect, humilité et fierté.
L’architecture est évolutive, transformable. Nous portons une attention particulière à la conservation de cette capacité permanente à s’adapter.
// relier les choses
Cinq domaines, des centaines de personnes aux intérêts et activités multiples, seront rassemblés dans un même lieu, sous un même toit. Il faut dépasser la juxtaposition pour susciter la richesse de l’interaction et des transversalités.
« La grande rue » est une histoire de rencontres.
« La grande rue » est le lieu du lien, du tissage, du maillage.
//s’étendre avec respect
Comme une bouture de la halle 128, une construction neuve abrite la salle de spectacle. Elle est le signe construit du démarrage d’une nouvelle histoire.
//un lieu en mouvement
Mouvement dans la réflexion commune autour de la conception.
Mouvement dans le phasage du chantier pour l’occuper et préfigurer au plus vite.
Mouvement généré par la rencontre des publics : ouvriers, spectateurs pendant le temps du chantier, grimpeurs, artistes, entreprises, restaurateurs, voisins, visiteurs.
Mouvement dans l’occupation des lieux : «la grande rue » qui fait lien et liant, les gradins et parois modulables, les espaces mutualisés et informels qui appellent l’appropriation.
En favorisant une architecture utilisable, transformable, modulable et ouverte à l’interprétation, nous proposons un support pour écrire toutes les futures histoires de la Cartoucherie.

La permanence architecturale et la maison de chantier
La maison de chantier est conçue comme un lieu de rencontre et d’échanges pour les entreprises, la maîtrise d’œuvre (architectes, bureaux d’études), la maîtrise d’ouvrage, les élus et les citoyens. Chacun peut y trouver les éléments nécessaires à la compréhension du projet. Y sera exposée la maquette, autour de laquelle se feront le départ des visites de chantier, les conférences/performances.
// hospitalité
La maison de chantier accueillera une permanence architecturale. L’architecte assurera une présence en continu sur le chantier, travaillera sur place, pour accompagner le temps de la construction dans une ambiance joyeuse, et non dans un rapport de force, en ouvrant le chantier au public par un accueil et des visites.
Le chantier, un acte culturel
Notre chantier sera un véritable acte culturel rayonnant sur la ville, faisant du temps de la matérialisation du projet un événement ouvert à tous et une vitrine pour la ville.
Pour cela, le chantier sera ouvert au public : des visites régulières permettront aux voisins, aux associations et aux partenaires de suivre l’évolution des travaux et de rencontrer les ouvriers à l’œuvre. L’ouverture au public s’adresse également aux écoles, de la maternelle au lycée. Notre chantier déclinera des partenariats culturels tout au long de
sa réalisation, grâce à un budget dédié, et s’accompagne de manifestations, workshop, conférences, interventions artistiques, installations, tournois sportifs…

Nos architectes : Une association de deux cabinets : CHLOÉ BODART/CONSTRUIRE ET OECO

Notre maitrise d’œuvre est le fruit de l’association judicieuse de deux cabinets du Sud-Ouest, complémentaires dans leur approche et convaincus du nécessaire dialogue collaboratif entre la Maitrise d’ouvrage – la commande et la Maitrise d’œuvre -les architectes et bureaux d’études, pour co-concevoir ces espaces, adaptés aux usages de demain.
CHLOE BODART / CONSTRUIRE
L’ensemble des projets que Chloé Bodart a suivi au sein de l’agence Construire avec Patrick Bouchain, ou ceux qu’elle développe ensuite, a toujours intégré la dimension humaine – la rencontre et la valorisation de la maitrise d’usage- , l’expérimentation – réemploi et recherche, l’ouverture – pluridisciplinarité et requestionnement par le recours à la culture.

OECO / CEUVRE COLLECTIVE
Pourquoi ce nom ? Car l’architecture est avant tout une aventure collective. Vanessa Larrere, Claire Furlan et Coralie Bouscal s’intéressent
à toutes les échelles de projet, aussi bien urbaines qu’au détail, dans le souci de produire une œuvre avec un sens social et collectif, intégrée au sein de son contexte spatial et économique, en adéquation avec les souhaits des clients et des futurs habitants.
Les deux équipes d’architectes complètent leurs expertises avec les bureaux d’étude suivants :
Gamba (BET acoustique) ; Terrel (BET structure) ; Hoéco (économie) ; Ceerce (fluides)

LA PROGRAMMATION :
Tiers-lieu : mixité, diversité et complémentarité

Tiers-lieu : Késako ?
Ancré dans son territoire, il est unique et non réplicable et est avant tout pensé pour ses usagers. C’est un espace transitionnel qui permet de gommer les frontières habituelles entre le travail et le chez soi, il génère ainsi de la créativité, de la coopération et participe à l’invention d’un modèle sociétal plus résilient, adapté aux transitions en œuvre.
C’est un modèle d’organisation immobilière qui répond aux besoins des entreprises
qui innovent car son organisation favorise
à la fois le bien-être des personnes qui y travaillent et la coopération économique entre ses membres. Ce sont des espaces connectés qui permettent à leurs usagers d’augmenter leur réseau et leurs compétences.
Un des préalables à la mise en œuvre
d’un tiers-lieu est l’identification claire et précise des valeurs sociétales dont le projet se fera l’ambassadeur. Cette communauté de valeur est le ciment qui lie les acteurs du projet et qui motive une implication qui va bien au-delà d’un simple investissement immobilier. Il s’agit d’une démonstration de la transition en cours.

La programmation de La Cartoucherie s’articule autour de cinq pôles d’activités :
• LA GASTRONOMIE
• LE SPORT/SANTE/BIEN-ËTRE
• LE CO-WORKING
• L’HOTELLERIE
• LA CULTURE
Au sein de ces pôles se déclinent plusieurs activités complémentaires qui se répartissent dans les Halles de manière à mutualiser les espaces et à maximiser les coopérations entre ses usagers. Cette organisation programmatique et spatiale est le résultat d’un travail collaboratif mené avec l’ensemble des futurs exploitants du lieu.
La programmation multiple du tiers-lieu
de La Cartoucherie n’est pas le résultat d’une simple juxtaposition d’activités, mais celui d’une réflexion poussée pour opérer une grande complémentarité et ainsi augmenter l’attractivité du lieu. On vient à La Cartoucherie pour se restaurer, y boire un verre, y travailler, s’y détendre, y pratiquer un sport, assister à une séance de cinéma plein air, participer à une conférence, ou tout cela à la fois.
Chaque activité crée de la clientèle captive pour l’autre et fabrique ainsi un écosystème très dynamique, qui génère sa propre économie : il s’agit de “fertilisation croisée” propre aux « tiers lieux ».

GASTRONOMIE : autour de la halle gourmande
La Cartoucherie était un lieu de fabrication, nous conservons cette particularité pour nous inscrire en continuité de son histoire : on y cuisine et on y fabrique des produits gastronomiques.
Cœur vibrant, créatif et non élitiste de La Cartoucherie, cet espace de 2900 m2 est le premier pôle dans lequel on pénètre en arrivant de la place Nord, il est vivant, coloré et accueillant. A ce stade l’organisation est la suivante :
Un incubateur de jeunes chefs, une douzaine de cellules de cuisine ; deux restaurants « classiques » ; une plonge commune ; une grande salle avec du mobilier modulable commun aux restaurants ; un atelier de cuisine ; un bar unique et sa brasserie artisanale ; quelques espaces de vente pour produits frais (cf. boucher, fromager…).
La halle gastronomique est un lieu de restauration de qualité, accessible à tous les budgets, privilégiant une nourriture à base de produits frais, issus des circuits courts, travaillée qualitativement par des restaurateurs locaux. Tout sera entrepris pour attirer des consommateurs d’origines culturelles et sociales différentes. Cela favorisera la mixité culturelle et la découverte de cuisines du sud-ouest et du monde.

SPORT/SANTÉ/BIEN-ÊTRE : Verticalité, équilibre et soins

Le sport et le bien-être représentent
des activités différentes mais participent à
une même dynamique : la santé. Le tiers-lieu de La cartoucherie incarne pleinement cette dynamique, non pas uniquement en positionnant des activités sportives et de bien-être les unes à côté des autres, mais en tissant des liens, en organisant les porosités et les complémentarités entre les différents espaces et activités.
Ce pôle de 3500 m2 se décompose d’activités très diverses pour lesquelles le public et les usages peuvent largement diverger mais se rencontrer au sein d’espaces de détente et restauration.
L’activité sportive liée à The Roof se situe, pour des raisons de cahier des charges très spécifiques, essentiellement dans la halle 121 Sud et le pôle sports se décompose comme suit :
• Escalade de bloc / Slackline / Parkour / Yoga : 2100 m2
• Espace UCPA : 800m2
- Ecole de danse : 215 m2
- Médecines douces : 100m2
• Espace petite enfance : 325 m2
Les activités telles le hammam, les médecines douces, le sauna, le yoga… sont positionnées à différents endroits dans le tiers-lieu en fonction des usages.

CO-WORKING, CO-MAKING ET CONCIERGERIE
Cet ensemble est destiné aux structures de tous statuts qui souhaitent s’inscrire dans une démarche de coopération économique, tout y est pensé, structuré et organisé pour que les entrepreneurs et usagers puissent tisser des liens, structurer des réseaux, organiser des partenariats, recevoir leurs clients dans des conditions de grande qualité et bien entendu aussi s’isoler pour avancer sur leurs dossiers.
Cet espace en R+1 de 2800m2 comprend des espaces de travail partagés, comportant autant des bureaux cloisonnés et des espaces intimistes que des espaces ouverts (cf. open space) destinés à des typologies d’entreprises variées.
• Certains bureaux sont dimensionnés pour accueillir des travailleurs nomades, ou des personnes souhaitant télé-travailler un ou deux jours par semaine, avec une grande flexibilité sur la durée d’occupation des postes.

• Le reste de l’espace déployé est destiné
à des structures qui s’inscrivent dans
la durée et qui viendront constituer
une communauté d’acteurs, une identité du lieu.

• Plusieurs salles de réunion de tailles diverses sont mises à disposition de l’ensemble des locataires du tiers-lieu de La Cartoucherie, par simple réservation en ligne, sans charges complémentaires (elles sont intégrées au loyer). Ces salles seront également louées à des structures extérieures, pour des réunions de travail ou des rendez-vous d’affaires.
L’ensemble est géré par la conciergerie des halles, véritable facilitateur du quotidien pour les usagers.

HOTELLERIE : une auberge de jeunesse nouvelle génération :
Aujourd’hui, plus d’un client sur deux dans l’hôtellerie voyage seul et les attentes en termes d’hébergement évoluent. Voyageur d’affaire, congressiste, sportif, touriste français ou étranger, le séjour de ces nouveaux voyageurs urbains, connectés, doit se révéler comme un subtil équilibre entre détente et travail, entre intimité et partage. Moins réceptifs à l’hôtellerie traditionnelle, ils souhaitent vivre une expérience différenciante où la découverte et le partage deviennent les dénominateurs communs d’unehalte singulière – au sens où elle coupe du quotidien.
Ainsi s’agit-il de proposer des espaces de sommeil très bien pensés et de taille maitrisée avec des niveaux de confort et d’intimité variés, le lieu de vie du séjour étant un vaste espace partagé et convivial, de détente, de restauration et de travail.
Cette auberge nouvelle génération pour tous les goûts – de la bande d’ami.e.s, au couple avec enfants – est prévue dans la halle 128, sur une surface de 1 600m2 composés de :
• 1 100m2 pour la partie hôtellerie, comprenant : dortoirs, chambres avec ou sans salle de bain
• 500 m2 de bar / snacking

CULTURE ET ÉVÉNEMENTIEL : salle de spectacle et transversalité
La culture doit pouvoir s’exprimer de manière temporaire et permanente dans l’ensemble du tiers-lieu. Ainsi le mobilier modulable de la halle gastronomique permettra par exemple d’accueillir du spectacle vivant.
Lieu des vibrations intellectuelles, émotionnelles, sociales et culturelles, la salle polyvalente de l’extension de la Halle 121 est pensée, aménagée et gérée pour accueillir événements institutionnels comme artistiques, énergies locales comme touristes internationaux, en offrant une configuration modulable au gré des événements et pouvant accueillir 500 personnes assises (gradins rétractables) et 800 débout.
La complémentarité du tiers-lieu et de cette salle avec le Zénith qui lui fait face est la genèse d’une destination attractive pour la jeunesse locale, en recherche de lieux d’animation accessibles en transports en commun.
Théâtre, concert, conférence gesticulée, danse, projections vidéos… et événements à imaginer, construire, avec les industries créatives en place.
La polyvalence de la salle permet de trouver
un modèle économique financeur de culture : l’espace de 800 m2 permet en effet d’accueillir en début de semaine congrès, séminaires , colloques et réception d’événements institutionnels
pour laisser place en fin de semaine à une programmation culturelle et artistique.

Nous contacter

Adresse

Tél

Mail